Trucs et astuces

Allez-vous en Corse cette année?

Nombre d’entre nous ont prévu d’aller en Corse avec leur deux roues, cette région est « LE » paradis des motards, avec ses mille et un virages, et ses paysages si typiques, beaux à en couper le souffle, la flore, la faune si particulières, l’accueil de la population, en font d’excellents souvenirs.

Pour que ce voyage se déroule sans problème pour le ou la passionnée de motos quelques précautions ou attitudes sont utiles à adopter.

Les ferries actuels font des navettes incessantes entre le continent et l’île, et le chargement et déchargement sont minutés; en une heure trente maxi, le bateau doit repartir.

Vous vous doutez bien que certaines précautions sont parfois un peu bâclées par certains marins moins motivés que les autres; une fois que la moto est parquée et béquillée, elle est normalement sanglée en travers de la selle, de façon à ne pas bouger en cas de houle, votre préoccupation va être de faire semblant de « monter » sur les ponts, se dissimuler entre les voitures, et vérifier de loin que la moto est bien sécurisée, intervenez fermement auprès des marins si vous estimez qu’il y a un risque, ou si bien sûr l’opération n’a pas été faite.

Une fois à terre, à vous la Corse et les virolos, vous constaterez vite que les « locaux » dépassent rarement le 60, de vraies chicanes ambulantes!. Puis vous rencontrerez forcément des virages « bizarres »: qui se referment, avec gravillons, souvent des animaux couchés, ou traversants, bref tout ce qu’on à pas ou plus l’habitude de rencontrer sur nos routes.

Et là vous faites un bref examen de conscience, surtout que madame est souvent là pour vous le rappeler, et vous vous dites: si je continue comme çà, ça devrait mal finir pour nos vacances, vous  déroulez un peu le câble et tout rentrera dans l’ordre. 

Immanquablement des touristes attirés par tout sauf par, la route vous ferons quelques petites erreurs de trajectoires, mais ça fait partie du folklore des routes Corse.

Alors, vous êtes en vacances certes, mais pas votre sécurité, on se voit à la rentrée?

Cool ou moins cool?

Fort heureusement pour lui, le motard rencontre sur sa route quelques facilitateurs de passage à son approche; je parle des automobilistes qui se serrent au maximum, au point parfois de s’envoyer dans le bas-côté, se mettant ainsi en situation de danger, et vous aussi par la même occasion.

Par souci de respect, le motard se doit de dépasser rapidement le véhicule indiquant clairement qu’il veut vous faciliter le passage; si vous l’avez déjà expérimenté, il est pénible d’être dans l’incertitude: je serre à droite en relâchant l’attention sur ce qu’il se passe devant en me demandant quand la moto va engager le dépassement. La bonne cohabitation sur la route passe par ce genre de petits détails pensez-y.

Le rond point 

Extrait d’un article de Motomag, le rond point étape par étape pour un maximum de sécurité, même si on n’est pas strictement dans le corset de la loi, l’astuce, permet de rester serein en humant l’odeur de gasoil sur la voie extérieure, un petit croquis valant mieux que de longs détails, il illustre les trajectoires.

Description.

Toujours en dévers, la pente se situe de l’intérieur vers l’extérieur (encart sur croquis) pour évacuer l’eau de pluie, plus ou moins pentu cela peut parfois surprendre; la voie intérieure est souvent très propre, le goudron rugueux, la voie extérieure encrassée de gomme, ou arrosée des trop pleins de gasoil ou des carters fuyards, bref, danger.

L’ENTREE.

Comme le précise le Code de la route (art. R 415-10) : « Par dérogation à la règle de la priorité à droite, tout conducteur abordant un carrefour à sens giratoire est tenu, quel que soit le classement de la route qu’il s’apprête à quitter, à céder le passage aux usagers circulant sur la chaussée qui ceinture le carrefour à sens giratoire. » Pour autant, il subsiste encore quelques rares ronds-points où la priorité à droite reste la règle, notamment dans les centres-villes (le plus célèbre étant celui de la place de l’Étoile, à Paris). Réduire l’allure dès la signalisation spécifique, placée 150 mètres avant, permet de mieux en apprécier la nature,  donc anticiper la manoeuvre, tout en n’oubliant pas de ne lâcher du regard la voiture qui précède que lorsqu’elle a redémarrer (votre appréciation n’est pas forcément la même que celle qui vous précède, et parfois ça peut surprendre).

LA CIRCULATION.

La circulation sur l’anneau est clairement réglementée (trajectoire A et B). En effet, le conducteur doit maintenir son véhicule près de l’accotement droit de la chaussée. Toutefois, sur un giratoire comportant plusieurs voies de circulation, il peut se déporter sur celle de gauche en vue d’emprunter une sortie située sur sa gauche par rapport à son axe d’entrée. Toute manœuvre de changement de voie reste soumise aux règles de la priorité à droite et doit être signalée aux autres conducteurs (clignotants). Se méfier des terre-pleins centraux végétalisés ou « ornés » de constructions diverses qui masquent les autres véhicules en circulation sur l’anneau et/ou la sortie convoitée.

LA SORTIE.

Garder une allure réduite au moment de quitter le giratoire, tant en raison des dépôts glissants que des déformations possibles du revêtement  (freinages et accélérations des véhicules lourds). La poignée de gaz va vous servir à emprunter la trajectoire souhaitée en adaptant votre vitesse vers la sortie, le but n’étant pas de sortir comme une balle à cause de ces parties de chaussée qui sont généralement utilisées pour l’implantation des passages piétons et ces derniers peuvent être très fréquentés. Attention, enfin, aux plaques d’égouts et autres regards métalliques qui peuvent se trouver eux aussi sur la trajectoire.

L’ASTUCE.

La zone située à l’extérieur de l’anneau étant la plus glissante de la chaussée  (gasoil échappé du réservoir, huile, dépôts de gomme + le profil en dévers…), autant d’essayer de l’éviter (trajectoire C ). Certains carrefours situés à proximité de zones industrielles, d’usines ou d’hypermarchés sont même aussi glissants par temps sec que sous la pluie ! Reste donc à composer entre l’adhérence de la voie, la densité de la circulation et le Code de la route… Car la pratique courante, qui consiste à « couper » le rond-point en prenant un minimum d’angle lorsqu’il s’agit d’aller en face, est une infraction caractérisée. Mieux vaut donc éviter la manœuvre lorsque le trafic est important et de toute façon, veiller à ne pas gêner les véhicules circulant sur la voie extérieure en quittant le giratoire. Notre sécurité étant en jeu évitez le plus possible la voie de droite.

Avez vous le mental, aujourd’hui?

Toujours impressionnant de voir les angles qu’arrivent à prendre les pilotes, qui aussitôt entrés dans la courbe, visent la sortie et anticipent la suivante, on à l’impression que leur tête se projette en avant, et que le corps suit avec un temps de retard, le mental les tirent, en « roulant devant », c’est lui qui donne le tempo, certain de la trajectoire à prendre, et du rythme à impulser.

Vous aviez déjà dû remarquer que la moto dans son équilibre, est composée des effets: et de gravité, et gyroscopique, coordonnés par la position du corps, lui même commandé par le cerveau.

Si ce dernier n’a pas l’ascendant sur le corps, parce-que « préoccupé », ou encombré d’incertitudes momentanées, votre équilibre est en danger, vos trajectoires hésitantes, il vous arrive même de vous dire, là je fais n’importe quoi, bref vous n’êtes pas dans votre assiette sachant que l’engin suit votre mental tout comme votre vue commande la trajectoire, cette situation n’est pas raisonnable, donc on se reprend, et vite.

Vous vous souvenez du principe qui dit: si votre vue butte sur un obstacle, alors vous y allez droit dessus, le meilleur moyen de l’éviter est de viser à côté, ça paraît logique, mais implacable, il se passe la même chose avec le mental: si vous ne l’avez pas aujourd’hui, pour tout un tas de bonnes raisons, baissez le rythme, et restez dans votre zone de confort de l’instant, ça devrait aller mieux un peu plus tard, ou demain au lieu de s’entêter dans une habitude de conduite. Il est presque certain que vous avez déjà vécu ces situations, et la peur rétrospective qui va avec. Suffisamment de situations nous mettent en danger pour ne pas en rajouter, surtout si on peut en maitriser une.

Vous avez besoin de nous

Avez- vous tenté le rodéo?

On dit bien: chevaucher une moto, et par les temps qui courent, ou l’état des routes se dégrade à la vitesse grand V de 80 km/h, alors que l’argent des radars étaient censé être utilisé pour l’entretien, d’ou le slogan de la FFMC: « rendez-nous notre argent », force est de constater que de plus en plus d’accidents  y sont liés.

Pourtant, le monde du cheval aurait peut-être une solution pour que certaines de ces situations ne puissent se produire: les pratiquants de rodéo apprennent que pour ne pas être désarçonner trop tôt, il faut relâcher totalement le bas du corps, et presque le dissocier du haut afin de rester rivé sur la selle.

Logique: si le corps se rigidifie sur toute sa hauteur, la moindre impulsion vous éjecte, tandis que la « dissociation » du bas et du haut vous fait onduler, donc vous « absorbez » l’écart latéral qui est le plus redoutable.

La méthode à fait ses preuves, entraînez vous, et vous verrez sûrement la moto sous un autre angle: plus détendu.

Etes vous plutôt cow-boy?

La conduite d’un deux roues n’est pas un acte aussi anodin que de monter dans une voiture, tenir son volant avec deux doigts, et laisser vagabonder son esprit sur tous les aspects de notre vie; avec le 80, le 50, et le 30 km/h on a du temps. Parfois un ralentisseur non homologué vous fait taper le plafond et vous ramène à la réalité de la conduite.

A moto, on devient totalement vulnérable, que l’on soit ouvrier, ingénieur, docteur en machin, professeur en truc, tout le monde se retrouve au même niveau: tributaire des autres, fragiles.

Quelque soient nos certitudes, notre estime de soi, nos capacités de pilotage, il y aura toujours un moment ou le film de la route sera plus rapide que nous, d’ou l’image du cow-boy: même en tirant vite, il y aura toujours plus rapide que lui, notre adversaire c’est la route, ne jamais la sous-estimer, sinon c’est au mieux une frayeur assurée.

Faire partie des « paranos », de ceux qui voient le danger partout, anticipent(anticipation=50% de la conduite) au maximum, savent « lire » la route, nous préservera des pépins, et nous laissera une marge pour réagir sur les évènements non envisagés.

Les beaux jours arrivent, et pour ceux qui reprennent leur chère moto, vérifiez la pression de vos pneus, allez-y doucement, laisser les réflexes reprendre leurs marques, et vous pourrez petit à petit accélérer le tempo.

Rappelons nous qu’un ABS, ou un Airbag sont là pour essayer de rattraper nos erreurs, pas les éviter, avec résultat pas toujours garanti, donc évitons d’avoir à s’en servir.

Bonne route à toutes et tous.