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Le klaxon, mode de communication ?

Mode de communication essentiel de deux individus en mouvement.

En Afrique et en Asie le brouhaha des agglomérations est souvent dominé par les klaxons, premiers moyens de communication entre usagers de la route pour signaler sa présence ou une intention. 

Le bruit ainsi généré permet d’indiquer: sa présence à proximité immédiate avec une intention à la clé tel un dépassement, ou un rappel à l’ordre suite à un louvoiement ou défaut de concentration.

En Europe, la convivialité du klaxon n’existe que très rarement(mariages, départs, tunnels), et est plus considéré comme une interpellation, un reproche ou une insulte plutôt qu’un banal moyen de communication entre usagers.

L’interdiction de son utilisation en ville doit y être pour beaucoup puisque l’usage en est ainsi strictement limité aux situations de danger.

Dommage, car l’ouïe faisant partie de nos sens principaux, le seul brouhaha de la ville ne nous protège pas des dangers surtout avec la multiplication des véhicules électriques et des vélos.

Nous devons rétablir son utilisation courante, à une époque on klaxonnait en entrée de virage, son efficacité est encore valable, mais nous ne le faisons plus, ou très rarement.

On peut dire que l’entretien des réflexes passe par une utilisation fréquente de gestes créant ainsi un automatisme, celui de klaxonner doit en devenir un.

Ce n’est pas pour rien qu’il est situé sur la partie centrale du volant, très proche des mains quelqu’en soit la position, mais le plus souvent actionné avec le plat un peu comme pour tenter d’arrêter ou repousser le danger qui surgit. 

À moto, ce n’est pas la même histoire, c’est le pouce qui commande cette action, avoir le geste réflexe est moins instinctif, et demande à être beaucoup travaillé, plusieurs frayeurs occasionnées par ce défaut de réflexe peuvent en témoigner; à moins d’avoir le pouce posé en permanence sur le bouton, on est encore loin du réflexe, mais on peut anticiper une situation à risque en le pré-positionnant. L’anticipation étant le gage d’une conduite moto en sécurité et apaisée, anticipons aussi ce petit geste.


La petite reine

Appelée ainsi en hommage à une très jeune reine des Pays-Bas qui avait pris l’habitude de se déplacer à vélo dans son royaume, elle reste sur le devant de l’actualité malgré son grand âge.

On peut considérer, aujourd’hui encore, qu’elle est l’outil pédagogique de base avant de passer à la moto; à une époque, on considérait même que le cursus vélo, mob, moto était le meilleur pour une pratique sûr et sereine du 2 RM.

Pour avoir pratiqué ce cursus, je confirme, et peut même affirmer que la pratique du vélo permet de retrouver beaucoup de sensations que l’on a avec la moto, surtout en ville, la vitesse en moins bien sûr.

J’irais plus loin en disant que entre le vélo TT et route, la sensation est identique qu’avec la moto, c’est ainsi que les motards qui ont pratiqués les deux se sentent beaucoup plus sûrs dans leur conduite et leur capacité à appréhender la route, surtout quand on constate les dégradations actuelles de certaines.

Personnellement, ayant toujours habité la campagne j’ai connu une pratique encore un peu différente en ce sens que mon vélo n’ayant plus de freins ni garde-boue, avec pneus lisses depuis longtemps, il me fallait trouver un moyen de gérer les arrêts ou les changements de trajectoires brusques.

Une seule solution, contrôler les dérapages mais sans freins: je me déplace sur l’avant pour alléger la roue arrière, serre les jambes pour bloquer le cadre, et donne un coup de « cul » pour faire partir la roue, facile sur un chemin de terre ou gravillonné, essayez vous verrez…

Quand on est « oune drôle » à la campagne, on invente tout un tas de « jeux » pour occuper ses journées (ben oui, pas de télé, pas de console), et toujours avec ce vélo martyr j’avais inventé un jeu consistant à empiler à terre deux galets de trois à cinq centimètres de diamètre, puis contrôler mon dérapage, et ma position sur le cadre en levant très légèrement la roue arrière et chasser le seul galet du haut, même chose avec trois galets.

On touche du doigt ce que peut représenter la maitrise d’un deux roues, et ses avantages, d’ailleurs on le constate bien dans les épreuves de trial hormis l’usage essentiel des freins et position du corps dans cette discipline.

La force de gravité amplifiée par la vitesse n’étant pas la même sur un vélo ou une moto, je dirais que le vélo permet plus d’erreurs parfois heureuses et probablement moins douloureuses qu’à moto, genoux râpés exceptés…!

Le vélo en ville, outre le fait qu’il permet de retrouver les mêmes sensations qu’à moto au milieu de la circulation, a l’intérêt d’aiguiser le coup d’oeil pour les passages étroits, la vitesse étant une variable en circulation, elle peu être un atout par moment, un handicap à un autre, mais la concentration, gage de sécurité, reste le lot commun des utilisateurs de deux roues, avec malgré tout une donnée supplémentaire pour le vélo: son silence, un atout pour nos villes, un danger pour les piétons, utilisation de la sonnette fréquente recommandée, même si nous avons perdu l’habitude de klaxonner en ville. 


C’est le moment

Comme chaque année, dès que les températures commencent à devenir raisonnables, les motards hibernants réveillent la fibre: passion. 

Il va falloir que je sorte la moto, la réviser: pression des pneus (test à renouveler chaque mois), embrayage (vérifier le bon coulissement du câble pour ceux qui en sont équipés, et graisser au moins une fois l’an à l’huile de machine à coudre), jeu à la pédale de frein (vérifier la timonerie). Souvent c’est ce qu’il se passe avant la « grosse » révision annuelle, puis on graisse ses cuirs et bottes, ou un coup de bombe d’imperméabilisant sur les blousons « tissus », histoire de ne pas baigner dans le « jus de pluie ».

Bien entendu on se penche un peu plus que d’habitude sur l’état des pneus, et là, bien souvent on découvre « l’anguille usée sous la roche »; allez hop, il faut passer par la case changement de pneu(s).

Je ne sais pas vous, mais quand je vois le tarif que certains appliquent sur le montage-équilibrage, ça me hérisse les cheveux sous le casque, presque aussi cher que le pneu lui-même, je parle d’une commande sur internet, et même avec des garages  «partenaires » qui font le montage-équilibrage. Souvent, chez un prestataire, on peut proposer un montage gratuit , mais bon, il ne faut pas se leurrer, tout se paye, c’est normal, mais parfois certains abusent, soit sur le prix du pneu monté « gratuitement », soit sur le montage-équilibrage seul.

Deux solutions: 

soit on passe à la caisse,

soit on le fait soi-même, et il n’y à rien de bien sorcier. C’est la solution que j’ai adoptée suite à la remarque d’un monteur « professionnel » sur la qualité de l’équilibrage statique, par rapport au banc « dynamique »; d’après lui, il n’y à pas photo, et cela à été confirmé par un petit tuto de Motomag avec un mécanicien de motos de courses. Donc, je me suis mis en quête d’un outil d’équilibrage statique, qui vaut entre 60 et 80€ sur le net, n’importe quel vendeur de pièces auto peut fournir les barrettes de masses d’équilibrage auto-collantes, un peu de patience, et on met les mains dedans.  Le seul souci concerne les démonte-pneus, mais on peut trouver de petites pièces en Téflon qui se clipsent sur la jante afin de la protéger; il existe des démonte-pneus vélo, en composite, mais j’ai peur de leur fragilité.

Et bien je peux vous dire que là au moins on prend plaisir à changer son pneu, et l’amortissement du matériel est très vite rentabilisé, sans compter la satisfaction du devoir accomplit. (Tuto en bas de page)

Tout ça pour dire que nos paysages vont prendre des couleurs, et nos routes, même si leur état n’est pas terrible, vont se dérouler devant nous pour notre plus grand plaisir.

Bonnes routes à toutes et tous, soyez prudents, et méfiez-vous des con(ne)s.


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