Nos campagnes

Présentation de « nos campagnes » et propositions, suivi des articles
Manif Saintes.

A la FFMC, on est en colère depuis 40 ans, et toujours pour les même raisons: imposer sans concerter, la moto concerne peu d’usagers de la route, mais avec une mortalité importante parce-qu’on a pas de carrosserie si ce n’est notre instinct de survie, convenons-en c’est faible, et pourtant, sans avoir besoin de réfléchir très longtemps, on peu comprendre que l’espace occupé par une moto est beaucoup plus faible que celui occupé par une voiture, donc dans la logique des choses l’usage de la moto devrait grandement contribuer à désengorger les centres-villes, tous les pays l’on compris, pour les voyageurs, tous l’ont constaté, mais ici, en France, la nouvelle phobie désordonnée de nos politiques fait que dans une urgence pas vraiment structurée, on néglige les étapes transitoires avant celle ultime de la piétonisation.

On appelle cela mettre la charrue avant les boeufs, hâtons nous, certes, mais avec cohérence.

A la FFMC, on est encore en colère lorsque l’on veut nous imposer, sous couvert de prendre soin de notre sécurité, et toujours sans concertation, le contrôle technique, pas vraiment justifié pour les motos, et puis on est pas des inconscients, les vêtements de « sécurité », ça commence avec les gants, puis on envisage les bottes, le tout homologué bien sûr, là encore on est pas tous des inconscients, l’airbag, qui, si il à prouvé son efficacité dans les voitures n’a pas encore convaincu les motards, peut-être que les conditions de protection ne sont pas les mêmes non???

Et si on imaginait, puisque ça n’a pas encore traversé l’esprit de nos gouvernants qu’en s’occupant sérieusement de la formation on réduisait considérablement l’usage d’airbags; encore une fois ça fait 40 ans qu’on en parle et qu’on essaye de mettre en place dans les écoles (ERJ) les clés de notre sécurité, on en est pas encore au stade de la vulgarisation, mais on progresse(AFDM-AFDM pro).

A la FFMC on est toujours en colère contre cette sécurité, soi disant routière, qui s’est vite transformée en sécurité rentière avec son armée de radars en tout genre et la stupide guerre contre la vitesse pour les justifier.

Mais comment expliquer en termes simples à des esprits brillants la différence entre facteur aggravant et facteur déclencheur?

Ou l’on constate qu’il est plus facile, plus rapide et plus rentable d’installer un radar plutôt que de mieux former.

Bref, à la FFMC on est vraiment en colère, et ça n’est pas fini, si le salut motard est né dans les années 80, cela veut bien dire que, solidaires, les motards sont tous en colère contre ceux qui veulent nous empêcher de vivre notre passion, rejoignez nous et on se défendra ensemble.

On est toujours là

5 axes pour la sécurité routière, les propositions que nous faisons sans contrainte légale, nous tenons à notre liberté.

http://www.ffmc.asso.fr/les-propositions-de-la-ffmc-334


Éduquer ses réflexes

Le terme de réflexe, matérialisé par un arc réflexe qui n’est jamais modifiable par la volonté de l’individu : c’est la « loi du tout ou rien ».

Quand on parle de réflexe de conduite, on est toujours un peu embarrassé, car on sait pertinemment qu’il peut être bon ou mauvais, mais on sait aussi qu’il se « travaille », pour qu’il soit bon…..…ou moins pire!

Pour travailler un réflexe, on sait instinctivement qu’il faut multiplier la circonstance qui l’induit, puis il se transforme en un automatisme.

 Or pour acquérir l’automatisme, cela implique de « pratiquer » très souvent, mais les circonstances de la vie font qu’on peut le perdre, soyez tranquilles celui que vous avez « travaillé » s’est transformé en réflexe. C’est à dire quelque chose que l’on n’oubliera jamais car il n’est pas modifiable: le fameux tout ou rien cité plus haut, disons qu’il est dans vos gênes.

Donc, partant de cela, on peut raisonnablement parler: d’éducation des réflexes.

Tous les pilotes de vitesse répètent inlassablement les mêmes gestes ou provoquent les mêmes conditions de conduite à des vitesses largement supérieures aux nôtres ce qui leur permet une acquisition de gestes-réflexes étonnant que l’on peut constater à l’occasion des tours embarqués, leurs réactions sont ahurissantes de rapidité et de précision.

Revenons quelques années en arrière:

Jusqu’en 1972 : pas de limitations de vitesse

– entre 1958 et 1969 : S’il n’y a toujours pas de limitations de vitesse pour les automobiles, plusieurs expérimentations temporaires sont faites sur certaines routes nationales avec des limitations allant de 80 à 100 km/h.- 1972 : Le nombre de tués sur les routes, qui ne cessait d’augmenter, a atteint un pic cette année là, avec 16 612 tués. La lutte contre l’accidentalité est alors mise en place et des limitations de vitesse sont alors décidées. Hors agglomérations, la vitesse est donc limitée à 100 km/h mais les autoroutes ne sont toujours pas concernées.- 1973 : Au mois de décembre 1973, les limitations de vitesse sont revues à la baisse, avec désormais 90 km/h sur les routes et 120 km/h sur les autoroutes. La même année au mois de juillet, le port de la ceinture de sécurité est rendu obligatoire, celle-ci étant équipée de série sur l’ensemble des véhicules neufs depuis 1970, mars 1974 : Les seuils sont rehaussés avec désormais 140 km/h sur les autoroutes, 120 km/h sur les routes à chaussées séparées et 90 km/h sur les autres routes.

novembre 1974 : 130 km/h sur les autoroutes

-9 novembre 1974 : Les limitations de vitesse sont une nouvelle fois modifiées, avec 130 km/h sur les autoroutes, 110 km/h sur les routes à chaussées séparées et 90 km/h sur les autres routes. Elles ne seront globalement plus modifiées jusqu’à aujourd’hui.- 1982 : A partir de cette date, les conditions de conduite seront prises en compte pour les limitations de vitesse, alors que ce n’était pas le cas auparavant. Par temps de pluie et autres précipitations, la vitesse est alors limitée à 110 km/h sur les autoroutes, 100 km/h sur les routes à chaussée séparée et 80 km/h sur les autres routes.- 1990 : L’attention se porte sur les villes, où la vitesse est désormais limitée à 50 km/h, tandis que la notion de zone 30 fait son apparition.

Au moment ou se sont décidées ces mesures, on s’était aperçu que dans les pays ou les limitations de vitesses étaient effectives depuis plus longtemps, les usagers avaient largement perdu un élément essentiel à la sureté d’une conduite: le réflexe.

À tel point que me revient l’exemple souvent cité qu’à l’occasion d’une procession funéraire en voiture aux USA, la voiture de tête fut obligée de piler pour une raison quelconque, et toutes les voitures du cortège se heurtèrent, les conducteurs complètement anesthésiés par l’habitude de vitesse réduite.

C’est ce que l’on constate malheureusement sur nos routes à l’heure actuelle: le comportement des usagers est calqué sur une certaine monotonie due à la lenteur, tous les curseurs de la prudence sont redescendus de plusieurs crans, à tel point que les intersections sont devenues dangereuses puisque les évaluations de vitesse des cédants sont moins réelles «  il est censé arriver à 80 donc j’ai le temps de passer », combien d’entre nous on eut à « gérer » ce problème.

Cela veut dire que la vitesse ne faisant pas partie de nos habitudes naturelles, on se trouve en mode survie, hyper concentrés, notre champ de vision se rétrécie du fait que nous n’arrivons pas à analyser toutes les informations qui nous arrivent, nos réflexes prennent de plus en plus le dessus sur notre mode habituel de pensée.

Si nos réflexes ne sont pas là car jamais travaillés, on court droit à la catastrophe, et quand un usager lancé à 130 sur autoroute doit produire une réaction adaptée à cette vitesse mais qu’il réagit comme si il était à 80, le carton est assuré; d’ou les constatations actuelles entre autres d’endormissement ou de distractions « tablettes, écrans divers » sur ces réseaux rapides.

À moto nous sommes au taquet de la concentration, de l’anticipation, les réflexes sont tous affutés et prêt à fonctionner, prenons pour exemple celui qui consiste à accélérer pour se sortir d’une situation, avouons qu’il n’est pas banal celui-là, et vraiment spécifique aux motards.

Il ne s’agit pas de prôner la vitesse, mais force est de constater que n’étant pas un mot tabou pour nous, elle à aussi des avantages que nous connaissons, nous les motards et peut être notre alliée dans certaines circonstances.

Je ne sais pas vous, mais une fois de plus on en revient à notre slogan que notre sécurité passe par notre formation, et là on ajoutera: formation aux réflexes.

Encore une fois à la FFMC on sait ce qui est bon pour nous, si seulement on voulait de temps à autre nous écouter autrement qu’à travers des manifs bruyantes, mais si c’est le prix, alors on est prêts(es).

Bonnes routes à tout(e)s


Motard d’un jour.

Votre antenne a repris depuis 2019 cette opération motard d’un jour, qui consiste à rencontrer les élus d’une municipalité afin de les sensibiliser à la problématique motarde.

En s’appuyant sur un exposé à l’écran, nous listons toutes les contraintes que rencontrent les motards(des) au cour de la conduite.

Très peu d’entre eux connaissent notre monde, et il nous a semblé important de le leur faire découvrir de A à Z: toutes ces choses qui font partie de notre quotidien, lister les dangers de la route, aborder les conséquences techniques que peut avoir tel où tel aménagement, décrire où sont nos appréhension et nos peurs, bref expliquer qui nous sommes.

Presque tout le temps, ces personnes découvrent un monde qu’il ne connaisse pas, alors qu’ils nous côtoient quotidiennement, et que nous partageons la même route.

Celui de la matinée d’hier a duré 2 heures, car entrecoupé de nombreuses questions indispensables à la parfaite compréhension des détails techniques, où de comportements qui peuvent paraître bizarres aux non initiés.

Viens ensuite la séquence balade qui dure entre 15 et 30 minutes et qui suit un circuit que nous avions reconnu au préalable, comportant des zones de danger à la pelle, pour bien leur faire prendre conscience que la moindre négligence sur l’entretien des chaussées où des aménagements peut avoir des conséquences. Tous reconnaissent ne pas avoir la même perception de la route que lorsqu’ils sont en voiture, et comprennent nos attentes.

Comme à chaque fois avant le départ, certains s’excusent de ne pouvoir faire la balade, en invoquant des excuses plus où moins vraies, mais peu importe, l’essentiel est que une personne « clé » puisse faire remonter les informations dans les bureaux.

Donc hier 21 Septembre, nous étions à Surgères, nous avons été très bien accueillis, l’auditoire était attentif et intéressé, nous pensons que le but à été atteint, et nous verrons dans l’avenir, si des suites sont données, sous forme de requêtes, où autres.


Vu, il y a quelques jours, sur une grande chaîne.

Un reportage dont ils ont le secret, avec une approche très superficielle, mais bon, vous me direz, le principal est d’en parler, on est bien d’accord, sur les ralentisseurs;

Pour eux, et très certainement qu’ils ont les chiffres « officiels », c’est à dire complètement déconnectés de la réalité, un tiers des ralentisseurs seraient non conformes, et pour faire un peu dans le spectaculaire, on voit un motard glisser au ralenti et coucher sa moto sur un coussin berlinois.

Pour celle et ceux qui roulent un peu, vous seriez d’accord pour dire 80% non conformes?

et là on se rapprocherait de la réalité.

Je vous parie qu’il n’y aura pas de suite médiatique donnée à ce reportage, ben oui, on créer un buzz, et puis s’en va.

La FFMC a ce problème dans le collimateur depuis un bon moment déjà, d’autres associations, notamment d’automobilistes, ont procédés à des essais grandeur nature et démontré les inconvénients de ces aménagements, comme si, il fallait encore et encore prouver l’ineptie et la dangerosité de certains d’entre eux.

Votre antenne, elle aussi, en a bien conscience, et nous allons tenter d’ouvrir un dialogue que nous espèrerons constructif avec tout d’abord une interpellation des maires, les premiers concernés, puisque leur responsabilité est engagée en cas de blessures ou dégâts matériels.

Vu la quantité de ralentisseurs, il faudrait arriver à « motiver » certains maires, en espérant ainsi créer un effet boule de neige.

Vous imaginez bien que ce combat va durer plusieurs années, et si vous avez des idées d’argumentaires où d’actions, partagez avec nous, et même mieux, rejoignez nous au bureau, plus nombreux, plus forts, vous connaissez l’adage.

70 cm de hauteur qui dit mieux, et quel intérêt?

Énergie, quelle énergie?

À l’heure ou l’on nous parle d’ »énergie propre » que représente l’électricité pour nos véhicules ou nos motos, on est en droit de se poser la question sur l’énergie la plus propre, et la réponse qui vient immédiatement à l’esprit est: c’est l’énergie que l’on ne consomme pas.

Là tout le monde est d’accord, mais quand on pose la question de la moto électrique à nous motards, et bien la réponse est presque épidermique: pas question….., pourtant, ceux qui l’ont essayée en sont restés comme deux ronds de flan, ça pousse quand même fort ces engins!!.

L’argument fatal suite à cette réaction est: il n’y a pas assez d’autonomie, et là tout est dit.

Bien sûr les constructeurs travaillent d’arrache pied sur le problème parce-que les gouvernants leur mette la pression en menaçant de taxer chaque véhicule « polluant » construit; mais nous, simples motards de base, on se pose quand même la question de savoir si c’est réellement LA solution comme on tente de nous bourrer le moût via les communications officielles?, il faut quand même des « matériaux rares » pour construire les batteries, en avons nous assez?, comment recycler, ou les construire ailleurs qu’en Chine?, on utilise le nucléaire pour recharger, bref pas top l’électricité, non?

Et là, plusieurs interrogations nous viennent à l’esprit: entêtement politique, lobbying?

-Pourquoi ne pas commencer par travailler sur la consommation, est-il normal qu’une moto d’environ 200 kg consomme autant qu’une voiture de 1500 kg, là va falloir nous expliquer?

-Pourquoi ne pas développer l’utilisation d’autres énergies non fossiles et renouvelables, l’hydrogène, ou le gaz méthane par exemple, à une autre époque roulaient des voitures à eau, roulent des véhicules à air comprimé?

La technologie actuelle n’est-elle pas assez pointue pour étudier ces solutions, ou ne peut-elle lutter contre les lobbies?

Il est des moments ou il faut arrêter de nous prendre pour des idiots, car nous sommes nombreux à pouvoir descendre dans la rue pour nous faire entendre, et nos gouvernants ont horreur de ces situations, les gilets jaunes ont ouvert le feu, mais la crise n’est pas pour autant résolue.

A quand une grande consultation nationale sur l’engin du futur, les Français que nous sommes avons quand même une bonne expertise, puisque nous en utilisons tous les jours pour certains?

Nous n’avons pas besoin de ces véhicules autonomes, signes d’une débauche de technologie et de moyens, probablement pour déresponsabiliser encore un peu plus les conducteurs, sommes nous si mal formés que cela pour proposer que le véhicule prenne la suite?

Nous, à la FFMC on ne cesse de le marteler, étions-nous avant-gardistes, ou simplement réalistes avec un peu de plomb dans la cervelle à défaut de ne plus l’avoir dans le carburant? 

Le débat ne fait que commencer….


ZFE quesaco?

On en a tous(tes) entendu parlé, ne serait-ce qu’à la FFMC, mais ces trois lettres qui signifie Zones à Faibles Emissions concernent surtout les centres ou hyper centres villes des grandes agglomérations.

Paris a donner l’exemple, d’ou les nombreuses actions de la FFMC PPC(Paris Petite Couronne) qui bagarrent aussi pour les stationnements payants des 2RM.

Nos dirigeants et élus étant incapables de gérer la problématique des engins motorisés en centre ville, que ce soit pour la circulation comme pour le stationnement, n’ont rien trouvé de mieux que de rendre la ville « impossible » à tous les usagers pour les décourager d’utiliser leurs véhicules. Sur le principe, il serait logique d’utiliser les transports en commun pour se rendre d’un point A en un point B, sauf que dans la pratique:

-beaucoup d’automobilistes ne font que de petits parcours qui ne justifient par vraiment l’utilisation d’un véhicule à moteur, donc, quelque part ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.

-le prix des loyers en centres villes est souvent très dissuasif, au point que beaucoup préfèrent s’en éloigner, avec les inconvénients de temps de trajet, ou les dessertes de transport en commun ne couvrant pas toutes les zones habitables, ce qui justifie de fait d’avoir un véhicule qu’il soit à moteur où électrique pour ceux qui le peuvent.

Ça c’est pour la forme, mais pour ce qui est du fond, il faut bien réaliser que pour les véhicules dits « anciens », les centres-villes nous seront interdits, donc si vous vouliez faire un périple avec visites des monuments, des musés, où tout simplement vous arrêter boire un café, n’y comptez pas.

On a l’impression que cette mesure discriminatoire ne nous touche pas, qu’elle concerne plutôt les grandes agglomérations, mais les moyennes elles aussi veulent suivre le mouvement et avoir leur ZFE, ce type d’écologie extrémiste plaît à nos élus, alors que des mesures de transition pourraient être envisagées, à commencer par arrêter de produire des voitures de type SUV largement plus lourdes, polluantes, et grandes qui aident à congestionner les espaces de stationnement déjà restreints, alors que, toujours selon une logique compréhensible par tous(tes), les deux roues, qu’ils soient motorisés ou pas, sont la meilleure solution pour les déplacements urbains.

Ci-dessous l’argumentaire que la FFMC nationale développe contre ces mesures ineptes:

Les ZFE, une erreur « de base » ? Nous le disons depuis longtemps, les ZFE (ex-ZAPA, ex-ZCR) sont d’abord et avant tout, surtout en l’absence de toute alternative, une base de clivage social. Mais concernant spécifiquement les deux-roues motorisés (2RM), il y a aussi une vaste opération de manipulation de l’opinion qui a été entamée avec le soutien de mouvements comme Ralescoot d’une part, mais aussi de politiciens qui se disent écologistes. Voici de quoi démonter leur dogme, en les étayant par des études et chiffres des plus sérieux !

Premier point : le secret d’une moindre pollution réside (aussi) dans la fluidification de la circulation. Ce point de bon sens, qui devrait être une évidence pour tout le monde, dit que moins on est bloqué dans les embouteillages, moins on passe de temps moteur en marche, donc moins on pollue. Ce qui implique que si on roule à 2RM, on permet aux autres de moins polluer en rendant la circulation plus fluide.  L’étude belge de l’université de Louvain a ainsi démontré que non seulement plus de deux-roues favorise une meilleure fluidité, mais aussi que dans les heures de pointe, les 2RM émettaient systématiquement moins de polluants que les voitures !

Une fois de plus, nos amis Belges ont posés une réflexion digne du bon sens.

Deuxième point : on sait que la qualité de l’air dans les villes est en amélioration constante depuis 20 ans, et que seule la concentration en ozone a augmenté. Ce qui ne signifie pas qu’il faille en rester là, mais le fait reste à souligner. En particulier, les polluants très nocifs comme les oxydes d’azote et les particules fines PM10 sont surtout le fait de moteurs Diesel, donc pas des 2RM. Notre émission de PM10 est principalement issue des pneus et freins, donc très inférieurs à ce qu’émettent des voitures, utilitaires et camions ! Source ADEME 

Troisième point : la technologie des moteurs de 2RM a fait des progrès spectaculaires puisque malgré une mise en route beaucoup plus tardive des normes Euro pour les motos (raison du décalage entre les numéros de norme voiture et moto), aujourd’hui la norme moto Euro5 équivaut à la norme voiture Euro6c. Autant dire que le renouvellement du parc, et son augmentation ces dernières années (on estime à 4.5 millions le parc roulant 2RM français) permet d’éliminer « naturellement » les plus anciens donc les plus polluants de nos 2RM.

Quatrième point : la proportion de la pollution due aux 2RM

L’Europe a rendu une étude qui caractérise la proportion de pollution due au transport en général, en détaillant la part due à chaque mode de transport : le transport routier cause 72% de la pollution globale. Les 2RM sont responsables de 1.2% du total du transport routier, soit 0.86% du total !

L’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), tenant compte de ces progrès et du renouvellement de notre parc roulant, a ainsi conclu l’étude la plus complète de ces dernières années : le scénario le plus ambitieux pour améliorer la qualité de l’air passe par une transition avec plus de 2RM en circulation. Mais nos adversaires préfèrent bien entendu ne parler que de l’étude de l’ICCT, dont les conditions sont très défavorables aux 2RM. Ce qui est normal puisque les heures choisies ne tiennent pas du tout compte de l’influence de la congestion, et que les scooters de livraison, souvent de vieux 2-temps, sont majoritaires aux moments choisis. Vous avez dit partial ?

On pourra compléter ces informations avec l’interview de Jean Coldefy dans l’article ZFE du Motomag 380, en kiosque !

L’avis de la Mutuelle des Motards sur les ZFE:

Après plusieurs allers-retours entre l’Assemblée nationale et le Sénat, le calendrier et les conditions de mise en application des Zones à faibles émissions mobilités (ZFEm) ont été approuvés en juillet dernier. Dans la foulée, la loi « Climat et Résilience » comprenant cette mesure a été promulguée le 22 août.

Avez-vous encore le droit de circuler avec votre 2-roues en ville ?

Pour savoir quel est l’impact, présent et futur, de cette loi sur vos déplacements urbains et péri-urbains, suivez notre guide.

Quelles sont les restrictions de circulation imposées par les ZFE ?

Les véhicules les plus anciens sont interdits de circuler dans les ZFE du lundi au vendredi de 8 h à 20 h, sauf les jours fériés. Tous les véhicules routiers sont concernés : voitures, poids lourds, bus, autocars, 2-roues, véhicules utilitaires (sauf engins agricoles et engins de chantier)

Voir les restrictions de circulation par ville

  • Le certificat qualité de l’air, appelé « vignette Crit’air », détermine l’aptitude à circuler ou non dans les ZFE. Il est basé sur la date de première immatriculation ou la norme EURO du véhicule ainsi que son type de motorisation.
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  • Le périmètre d’une ZFE doit être matérialisé par des panneaux de signalisation.

Que risquez-vous en cas de contrôle ?

Si vous vous déplacez dans une ZFE avec un véhicule non autorisé ou sans vignette Crit’Air, vous êtes passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 450 €. En général, il s’agit d’une amende forfaitaire de 68 €.

Comment sont mises en place les ZFE ?

Que feraient les motards face à une interdiction des véhicules thermiques ?

Découvrez le résultat du sondage européen de la FEMA auprès de plus de 23 000 motards.

VOIR SUR MOTO MAGAZINE

Initialement prévue pour le début de l’année 2021, la mise en place des ZFE a été bouleversée par la situation sanitaire. Les agglomérations concernées ont pour l’instant toute latitude pour définir les critères d’accès, les plages horaires ou le périmètre géographique de leur ZFE. Et les modalités de mise en œuvre sont encore au stade de projet dans la plupart d’entre elles.
Ainsi, les catégories de véhicules concernés ne sont pas les mêmes d’une ZFE à l’autre. Actuellement, seule la Métropole du Grand Paris a décidé d’interdire certains 2-roues motorisés. À terme, une harmonisation du dispositif sur la base des modalités appliquées dans cette Métropole devrait concerner tous les véhicules, 2-roues motorisés compris, en fonction de leur classement Crit’air.

Quelles sont les agglomérations concernées par la mise en place de ZFE ?

Cinq collectivités ont d’ores et déjà mis en place leur ZFE :

  • Métropole de Lyon
  • Grenoble-Alpes-Métropole
  • Ville de Paris
  • Métropole du Grand Paris (périmètre de l’A86)
  • Reims

Sept autres métropoles doivent obligatoirement mettre en place leur ZFE d’ici fin 2021 :

  • Métropole d’Aix-Marseille-Provence
  • Métropole Nice-Côte d’Azur
  • Métropole Toulon-Provence-Méditerranée   
  • Toulouse Métropole  
  • Montpellier-Méditerranée Métropole
  • Eurométropole de Strasbourg  
  • Métropole Rouen-Normandie.   

La loi « Climat et Résilience » rend obligatoire la mise en place de ZFE dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants d’ici le 31 décembre 2024, soit une trentaine de collectivités de plus qui seront concernées.

Votre 2-roues est-il encore utilisable dans les ZFE, et si oui, jusqu’à quand ?

(données septembre 2021)

Paris :

  • Depuis le 1er janvier 2017, les 2-roues motorisés non classés, (immatriculés avant le 31 mai 2000), sont déjà concernés dans Paris intra-muros.

Métropole Grand Paris :

  • 1er juin 2021 : les 2-roues motorisés classés Crit’air 4 (immatriculés avant le 1er juillet 2004) sont interdits en semaine, de 8 h à 20 h.
  • 1er juillet 2022 : les 2-roues motorisés classés Crit’air 3 (immatriculés avant le 1er janvier 2007) seront interdits en semaine, de 8 h à 20 h.
  • 1er janvier 2024 : les 2-roues motorisés classés Crit’air 2 (immatriculés avant le 1er janvier 2017 ou  1er janvier 2018 pour les cyclomoteurs)  seront interdits en semaine, de 8 h à 20 h.
  • 1er janvier 2030 : tous les véhicules thermiques seront interdits en semaine, de 8 h à 20 h.

Lyon : 

  • Les mesures de restriction de la ZFE ne concernent pas les 2-roues motorisés.

Reims : 

  • Les mesures de restriction de la ZFE ne concernent pas les 2-roues motorisés. 

Toulouse : 

  • 1er janvier 2023 : les 2-roues motorisés classés Crit’air 4 et non-classés ne pourront plus circuler.
  • 1er janvier 2024 : les 2-roues motorisés classés Crit’air 3 ne pourront plus circuler.

Grenoble : 

  • Les mesures de restriction de la ZFE ne concernent pas les 2-roues motorisés.

Autres agglomérations : 

Pas encore de critères rendus publics.

Aurez-vous droit à des aides pour changer de 2-roues motorisé ?

La prime à la conversion, versée en cas de mise au rebut d’un véhicule polluant, ne concerne pas pour l’instant les 2-roues motorisés.
Le bonus écologique pour un 2 ou 3-roues à moteur électrique de 2 kW ou plus peut atteindre 900 €. Les critères d’éligibilité sont ici .

Votre moto de collection peut-elle rouler dans une ZFE ?

Seuls les véhicules dont le certificat d’immatriculation porte la mention « Collection » sont exemptés de restriction de circulation dans les ZFE, et pour l’instant uniquement dans la métropole du Grand Paris.

Les critères d’éligibilité au statut de véhicule de collection sont définis par le Code de la Route (article R 311-1). Ils précisent que le véhicule doit avoir été immatriculé pour la première fois il y a au moins trente ans, qu’il n’est plus produit en neuf, et enfin, maintenu dans sa configuration d’origine.

Pour obtenir un certificat d’immatriculation collection, vous devez d’abord solliciter la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE) afin qu’elle vous délivre une attestation de datation et caractéristiques. Muni de ce document, vous pourrez remplir votre demande de certificat d’immatriculation auprès de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS).

Attention, la dérogation pour les véhicules de collection ne permet pas de circuler dans un cadre professionnel, ou d’effectuer les trajets quotidiens entre le domicile et son lieu de travail.

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Pouvez-vous circuler si vous avez souscrit un contrat « Collector » à la Mutuelle ?

Attention, le fait d’être titulaire d’un contrat « Collector » ne vous garantit pas l’autorisation de circuler dans les ZFE car nos critères d’éligibilité à ce contrat sont plus étendus que la définition de véhicule de collection. En effet, ce contrat couvre aussi les motos d’exception ayant marqué leur époque, même si elles sont âgées de moins de trente ans, ainsi que les motos antérieures à 1970 même si elles ne sont pas immatriculées en collection.

Quelle est la position de la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) sur les ZFE ?

Cela fait maintenant une dizaine d’années que la FFMC avertit de la nuisance potentielle des ZFE sur notre mobilité, en fait depuis leur apparition sous l’acronyme de ZAPA (Zone d’Action Prioritaire pour l’Air) ! Et les voilà instaurées, sans aucune information préalable des citoyens ni dispositions éducatives.
Ce système, uniquement basé sur la restriction et la sanction, est incompréhensible pour les usagers. Non seulement il est très complexe dans ses dispositions mais en plus, sa mise en œuvre peut varier d’une agglomération à une autre. Et depuis le début, nous soulignons l’aspect inégalitaire et injuste de ce dispositif, qui n’est même pas vraiment écologique.
En effet, si vous avez les moyens de vous acquitter du malus de 30 000 €, vous pouvez continuer à polluer dans les rues de Paris à votre guise au volant d’un bolide qui consomme 20 l/100km au ralenti ! Et pendant ce temps, les plus défavorisés sont ceux qui vont en souffrir le plus parce qu’ils n’ont pas les moyens de changer de véhicule, avec ou sans aide de l’État. Dans les faits, cette interdiction de déplacement s’apparente à une véritable assignation à résidence !


FOCUS SUR :

Les questions « CT moto »

Discuter avec le ministère, ce serait cesser de lutter ? 

C’est tout le contraire : la FFMC a toujours tout fait pour lutter contre un CT moto qu’elle juge inutile. Donc quand un ministre nous propose de tout faire pour y échapper malgré la directive européenne, nous y travaillons avec lui, c’est la mission confiée au national de la FFMC. 

 Si la promesse n’est pas tenue ? 

Nous avons un peu de temps devant nous puisque quoi qu’il arrive il n’y aura pas de CT 2RM en 2022 ! Et comme le temps d’action proposé par JB Djebbari (ministre des transports) est très court puisqu’il parle de deux mois, donc au pire avant la fin 2021, si le décret du 11 août n’est pas abrogé avant la fin de l’année, nous reviendrons dans les rues. Et en face ils le savent très bien, nous leur avons dit. 

 Quoi faire en attendant ? 

Il y a bien d’autres mesures motophobes dans les cartons, entre les ZFE, le stationnement payant, qui ne concerne pas que Paris, loin s’en faut, les projets de radars anti-bruit qui sanctionneraient automatiquement (façon CSA)… La meilleure façon de contrer tout ça est de démontrer tout l’intérêt de l’usage de 2RM dans la fluidité, la mobilité, la réduction de pollution liée à la fluidification du trafic, etc… 

Retour en dates sur le CT, et voici ce qu’en dit la Mutuelle, quand même la mieux placée pour parler de sinistralité des 2RM:

Depuis quand existe le projet de contrôle technique pour les 2-roues ?

  • 1992 : instauration du contrôle technique obligatoire pour les automobiles. L’Union européenne exprime le souhait de déployer le même dispositif à destination des 2 et 3-roues motorisés. 
  • Début des années 2000 : les professionnels du secteur, réunis sous la bannière du CITA (Comité international de l’inspection technique automobile), usent de leur influence pour faire aboutir le projet. Il faut dire que le marché potentiel est estimé alors entre 1,5 et 2 milliards d’euros, ce qui aiguise les appétits. 
  • 2007 : bien qu’étayés par des études partiales les arguments du CITA sont repris en France par le Conseil économique et social, qui recommande un contrôle technique obligatoire pour les motos et les cyclomoteurs. Proposition repoussée presque aussitôt par le gouvernement
  • 2012 : L’Assemblée nationale et le Sénat se prononcent définitivement contre cette mesure. Cette position française est réaffirmée auprès du parlement européen, lors d’une réunion des ministres des transports de l’union. 
  • 2014 : L’intense lobbying des opérateurs de contrôle technique, au premier rang desquels figure le groupe germanique Dekra, finit par porter ses fruits et la directive européenne 2014/45/UE est promulguée. Ce texte prévoit la mise en place à partir du 1er janvier 2022 d’un contrôle technique pour les véhicules motorisés à deux et trois roues d’une cylindrée supérieure à 125 cm³. 
  • Été 2021 : Cette directive (adoptée en 2014) a incité la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) à publier un décret de mise en application le 11 août 2021, avant que le président de la République n’en demande sa suspension dès le lendemain !

L’Europe impose-t-elle vraiment la mise en place d’un contrôle technique pour les 2-roues ?

Oui et non, car suite à l’opposition de la France lors du vote européen de 2012, un régime dérogatoire a été prévu par le texte de loi présenté par la commission. En effet, la directive européenne 2014/45/UE précise dans son champ d’application que « les états membres peuvent exclure les 2 et 3-roues à moteur de l’application de la directive lorsqu’ils ont mis en place des mesures alternatives de sécurité routière pour les véhicules à deux ou trois roues, en tenant notamment compte des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années ».
 

Quelle est la position de la Mutuelle des Motards sur le contrôle technique pour les 2-roues ?

Toutes les études d’accidentologie disponibles, dont le rapport MAIDS qui analyse à grande échelle les accidents de 2-roues motorisés dans cinq pays européens, concluent que l’avarie technique n’intervient que de façon infime dans les causes d’accident (0,3 %). 

 À la Mutuelle des Motards, sur plus de 18 000 sinistres étudiés sur la période 2016-2020, moins de 0,4 % des motos ont été signalées comme dangereuses dans les rapports d’expertise, souvent pour cause de pneus arrivés au témoin d’usure.

La mise en place d’un contrôle technique n’aurait donc aucune efficacité pour diminuer l’accidentalité. Il n’aurait alors pour finalité que de sanctionner l’usage de pièces adaptables, ce qui n’a aucun lien de causalité avéré sur l’accidentalité. « La formation initiale des candidats au permis moto comprend un large volet consacré aux vérifications techniques et à l’entretien du véhicule, avec par exemple le contrôle des plaquettes de frein ou la tension de chaîne secondaire. De plus, tout est visible et accessible sans démontage sur un 2-roues, et nous savons combien les motards sont attentifs à l’état de leur monture, car c’est un gage de sécurité. Souvent pointée du doigt, la sinistralité des conducteurs de 2-roues motorisés a d’ailleurs baissé de 30 % pour les motos et de 60 % pour les cyclomoteurs entre 2010 et 2020, et cela alors que dans la même période, le parc roulant s’est accru de quasiment 20 % ! 

N’oublions pas que la principale cause de mortalité reste la vulnérabilité vis-à-vis des autres usagers, et que dans 67,5 % des cas, la responsabilité du motard n’est aucunement engagée. 

Yannick Bournazel, Catalyseur – cellule innovation de la Mutuelle des Motards 

Si l’on veut vraiment agir sur l’accidentalité, c’est donc sur le partage de la route et la sensibilisation des usagers qu’il faut intervenir, et non prioritairement sur les rares causes techniques. C’est le rôle des assureurs, et la Mutuelle s’investit depuis sa création cette thématique. La création récente de notre filiale de formation SECURIDER en est une nouvelle démonstration », précise Yannick Bournazel, pilote du Catalyseur, la cellule innovation de la Mutuelle des Motards.

Quelles sont les actions engagées par la FFMC pour lutter contre la mise en place d’un contrôle technique pour les 2-roues ?

Depuis les premiers soubresauts du projet de contrôle technique 2-roues dans les années 2000, la Fédération française des motards en colère (FFMC) s’est clairement positionnée contre sa mise en place et a mobilisé les motards dans la rue à de multiples reprises pour défendre sa position. Elle s’est aussi imposée comme interlocutrice privilégiée des pouvoirs publics afin d’apporter ses propositions et rappeler ses préoccupations citoyennes, notamment en matière de lutte contre le bruit et la pollution. « Après la volte-face de cet été, engendrée par un excès de zèle de l’administration, nous avons aussitôt été invités par le Ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari, le vendredi 3 septembre dernier. Nous étions conviés en tant qu’associations représentatives des usagers, en compagnie de Sébastien Poirier, Président de la Fédération Française de Motocyclisme (FFM). À l’issue de cette réunion, la feuille de route est très claire. Il s’agit d’abord d’abroger, dans l’idéal avant la fin de l’année 2021, le décret promulgué le 11 août. En parallèle, nous poursuivons les travaux engagés entre les associations d’usagers et les pouvoirs publics pour mettre en place des mesures alternatives pour améliorer la sécurité des utilisateurs de 2-roues. 

Les trois principaux thèmes de travail retenus sont l’amélioration des infrastructures, l’incitation à l’équipement et la sensibilisation aux usagers vulnérables lors de la formation initiale. 

Didier Renoux, chargé de communication à la FFMC

En les additionnant aux mesures déjà mises en œuvre dans le pays, comme la réforme du permis moto ou la limitation à 80 km/h (même si elles ne sont pas de notre ressort et que nous les avons parfois même combattues !), nous pourrons alors démontrer à l’Europe que le contrôle technique via des opérateurs indépendants est inutile parce qu’inefficace, alors que les mesures prises sont déjà porteuses d’effets », détaille Didier Renoux, chargé de communication à la FFMC.


Formation féminine

Passerelle, qu’est-ce que c’est ?

En formation mécanique moto, 5% des élèves sont des femmes, mais on ne compte que 1% de femmes parmi les salarié(e)s en mécanique auto et moto.
Dans un univers de passionnés comme la moto, le réseau est primordial : il faut savoir qui recrute, quand et pourquoi. L’accès à l’emploi pour les femmes dans le monde de la moto reste difficile d’accès malgré compétences et passion.

Partant de ce constat , la Mutuelle des Motards a initié le projet Passerelle afin de leur permettre de bénéficier d’un réseau étendu leur facilitant l’accès à l’emploi.

Une équipe de volontaires Passerelle diffuse les candidatures de jeunes femmes auprès des acteurs économiques locaux qu’ils connaissent et susceptibles d’embaucher. 

Attention, Passerelle n’a pas vocation à devenir un cabinet de recrutement : elle permet simplement de diffuser des candidatures sans analyse préalable afin de permettre aux candidates de contacter ou d’être contactées par des entreprises auxquelles elles n’ont pas facilement accès.

Concrètement, comment ça marche ?

Passerelle : aider les jeunes femmes à trouver du travail dans le monde de la moto

  • Une jeune femme de moins de 25 ans et avec une formation en mécanique moto, dépose sa candidature sur un site dédié (en cours de création).
  • Sa candidature est envoyée à tous les volontaires Passerelle de son département.
  • Ces volontaires diffusent la candidature de la jeune femme auprès d’entreprises susceptibles d’embaucher (la candidate est prévenue pour chaque entreprise qui a reçu son CV).

Comment devenir volontaire Passerelle ?

L’équipe de volontaires Passerelle est constituée de manière à créer un réseau dans toute la France. Nous recrutons un ou une volontaire par ville parmi les salariés, délégués bénévoles et sociétaires de la Mutuelle des Motards ainsi que parmi les adhérents FFMC. Ce ou cette volontaire doit avoir un réseau déjà développé ou du temps pour créer un réseau dans le monde motard.

Pour candidater, plusieurs étapes :

  • Envoyez votre candidature ICI
  • Un entretien en visio ou par téléphone est réalisé avec un ou une responsable Passerelle
  • Si vous êtes accepté, c’est parti !

Vous voulez nous rejoindre ? Candidatez maintenant !

Regards dans le rétro

Depuis quarante ans la FFMC à mené beaucoup de combats, certains ont été longs avec de fréquentes manifs qui ont mobilisées beaucoup de monde, mais ça en valait la peine, nous ne les avons pas toutes gagnées, mais les plus importantes oui.

À notre bilan, notre capacité de mobilisation à travers toute la France, et ses milliers de motards qui ont fait découvrir aux habitants de certaines grandes villes que nous pouvions être en colère, et le manifester. 

Puis notre réputation s’est affirmée, et maintenant tous les politiques nous craignent, des milliers de motards à manifester dans les rues ça fait toujours désordre pour des adeptes de citoyens habituellement bien obéissants.

Ce petit tableau résume une bonne partie de nos actions, le combat n’est pas fini, et tant que nous serons considérés comme des sous-citoyens nous nous ferons entendre.

À très bientôt de vous revoir.

Un petit aperçu de nos actions.