Sécurité

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Les ronds point

Les carrefours giratoires, ou plus communément appelés « ronds-points », sont très présents en France. Plus que dans n’importe quel autre pays. Bien entendu, il en existe ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis. Mais la France reste la grande championne du monde en nombre de ronds-points. Saviez-vous que près de la moitié des ronds-points du monde se trouvent en France ?

Le rond-point est une histoire française. En effet, le premier rond-point à apparaître en France est aussi le plus célèbre : celui de la place de l’Étoile. Inventé par l’architecte urbaniste Eugène Hénard, le rond-point de la place de l’Étoile fut construit en 1906. Quelque temps après, le rond-point de la place de la Nation était construit à son tour.

Depuis, les carrefours giratoires sont devenus les carrefours les plus répandus en France. Il faut dire que la France n’en compte pas moins de 30 001, soit près de la moitié de tous les ronds-points du monde. Il se construit en France entre 500 et 800 ronds-points par an. Le nombre de ronds-points est donc en constante augmentation, des chiffres non officiels annonçant entre 40 000 et 50 000 ronds-points en France. Le Royaume-Uni avait à la même époque créé un « roundabout ». Mais pourquoi avoir choisi de construire des carrefours giratoires ?

L’idée d’Eugène Hénard était simple : obliger les voitures à ne rouler que dans un seul sens pour fluidifier le trafic et faciliter la vie des piétons. L’idée plaît énormément, mais ce qui a fait que cette idée s’est exportée dans toute la France est que les accidents de voitures auraient été réduits de 40 %.

Le carrefour giratoire de la place de l’Étoile a gardé le « code » de la route de l’époque. En effet, ce sont les voitures entrant dans le carrefour, arrivant à la droite des autres conducteurs, qui ont la priorité. Alors que sur les autres ronds-points, ce sont les voitures déjà engagées qui ont la priorité.

La France, indétrônable championne du monde des ronds-points

Avec un nombre de ronds-points estimé entre 40.000 et 50.000, la France est championne du monde dans ce domaine. Incontestables en matière de sécurité, ces dispositifs routiers n’en sont pas moins très, voire trop coûteux.

Les ronds-points sont incontestables en termes de sécurité routière

Apparus en 1906 à Paris pour sécuriser la capitale, sous l’impulsion d’Eugène Hénard, architecte et urbaniste français, les ronds-points s’avèrent très coûteux. À la fin des années 1970, c’est Jean-Marc Ayrault, à l’époque maire de Saint-Herblain près de Nantes, qui leur donne un coup de jeune. Ils réservent désormais la priorité aux voitures se trouvant déjà insérées. Depuis, le risque d’accident aurait été diminué d’environ 40% dans les carrefours giratoires. Ils ont donc été plébiscités ces dernières décennies par les agglomérations, au point qu’environ 500 nouveaux ronds-points sortent de terre chaque année sur le sol français. Désormais, on en dénombre entre 40.000 et 50.000 dans l’Hexagone, soit environ six fois plus qu’en Allemagne et environ dix fois plus qu’aux États Unis, où les feux tricolores aux carrefours sont préférés. En comparant les données, l’efficacité des ronds-points est indéniable. Aux États-Unis, où ces derniers se font donc très rares, un décès routier sur quatre se produit à une intersection.

Les factures sont souvent plus élevées que prévu et certains ronds-points font surtout office de support artistique. Dans ses propositions de pire rond-point, elle nomme, entre autres, celui de La Haye-Fouassière, qui figure parmi les quelque 3000 ronds points de Loire-Atlantique. Créé en 1993, celui-ci représente une soucoupe spatiale et aura coûté pas moins de 400.000 euros. Par ailleurs, le rond-point de Béragne (agglomération de Carcassonne) aura coûté trois millions d’euros au contribuable pour une utilité jugée limitée. Selon Mathieu Pigasse, directeur général de Lazard France, la somme dédiée à la décoration des ronds-points est astronomique. «Près de deux milliards d’euros sont consacrés à la seule décoration de ces magnifiques ouvrages publics», estime-t-il. Il dénonce ici «le triomphe de la France des ronds-points, celle qui tourne en rond et se replie sur elle-même».

À moto, un rond point est un danger potentiel, outre la vulnérabilité du motard par rapport aux autres usagers, s’y cachent des pièges sournois comme une fuite d’un trop plein de réservoir à mazout ou les chutes de matériaux type graviers ou sable de fourgons trop chargés, l’usager qui cherche sa route et ne sait ou se placer sur le rond-point, et enfin, le kéké qui cherche à faire décrocher l’arrière de sa voiture; mais cet endroit reste comme le dégradeur de pneus moto par excellence surtout sur pneus bi-gomme, et leur multiplication, multiplie de fait les risques pour les deux roues, certaines communes sont les championnes de l’empêchement de circuler, un passage dans la région de Nîmes entre autres, vous montrera comment placer un rond-point tous les 300m, un vrai calvaire.

Mais ces ronds points à répétition montre quand même l’impuissance des aménageurs routiers à sécuriser des zones de croisement: créons des ronds points, c’est plus facile, en principe cela diminue la mortalité routière de 40% (dixit une étude comme on sait les faire, ou se les approprier dans notre pays), et puis, cerise sur le gâteau, ce sont les contribuables qui les financent, alors ou est la gêne?

Décidément, si un jour une réforme voit le jour, elle sera pharaonique et ne pourra se faire que sur plusieurs générations, encore faudrait-il une volonté politique qu’aucun homme ou femme de notre clique actuelle ne voudra engager, trop risqué dans leur vue à court terme.


À tous les maires de France

Retour au bercail après une semaine bien ensoleillée à rouler sur les routes de Normandie.

Effectivement il peut y faire beau, et l’image pluvieuse que j’en avait s’est estompée.

Par l’intitulé de ce billet, que l’on pourrait qualifier d’humeur, je souhaitais m’adresser à tous nos maires, simplement pour leur rappeler que nous les motards, nous adorons nous balader sur un ou deux jours, seuls ou en bande dans les jolis petits coins de notre France sur de belles petites routes sinueuses si possible.

Il est vrai que la population motarde ne représente que quelques pourcent des usagers de la route, mais la fréquence de nos sorties est sûrement supérieure, alors peut-être que nous faisons partie de cette quantité négligeable dont il ne faut pas se préoccuper, mais nous revendiquons nous aussi le droit de rouler dans de bonnes conditions.

Je m’explique, le principe des balades consiste à emprunter de petites routes traversant de petits villages, mais là ou cela devient problématique, c’est qu’avec la surenchère dans la fréquence de ralentisseurs, dont aucun ou presque aucun n’est aux normes de hauteur, des fameux plateaux, passages piétons, chicanes en tout genre, plaques d’égouts en retrait, c’est à croire que la circulation à 50 km/h n’est plus la règle en agglomération.

Alors peut-être qu’afin de faire plaisir à leurs administrés, certainement toujours les mêmes, vous savez, ceux qui ne supporte jamais rien, du coq en passant par les cloches ou les odeurs de fumier, nos maires capitulent et leur cèdent tout ou presque. Ces mêmes administrés qui estiment avec leurs maires ou pas, que les 30 km/h sont encore trop rapides et se plaignent de la désertification de leurs villages alors qu’ils font tout pour rendre la circulation compliquée, bref c’est l’enfer pour tous: véhicules de secours, motards, autos, camions; petite aparté sur les camions qui en passant sur les ralentisseurs font trembler les maisons adjacentes, tous les couvreurs vous le diront.

Chères, chers maires, et si vous repreniez la réflexion et qu’en bons pères ou mères de familles vous fassiez un petit bilan en y introduisant un soupçon de logique, peut-être que vous seriez amenés à envisager les choses différemment pour vos communes, le but n’est pas de vous donnez de leçon car nous savons tous que vos mandats ne sont pas des fleuves tranquilles, mais dynamiser sa commune étant toujours un casse-tête pourquoi ne pas commencer par y rendre ses accès plus faciles, déjà pour qu’on vous connaisse mieux, et les motards ayant la mémoire des lieux agréables feront fonctionner vos commerces en passant régulièrement.

En attendant, et ça me navre de le dire, mais comme tout un chacun j’ai le droit à l’erreur, vous savez, celle qui suit le tout petit manque de concentration et qui peut vous faire chuter sur un ralentisseur agressif, alors je ne passerais plus par vos communes, parce-que mes balades ne doivent pas être un enfer.


La mutuelle des motards communique

Depuis le 26 octobre 2019, les trottinettes électriques et l’ensemble des engins de déplacement personnel motorisés, appelés EDPM, sont intégrés au code de la route. Une révolution pour ces usages en plein essor ! Assurance, équipement, règles de circulation : grâce à son expertise, notamment en nouvelles mobilités, la Mutuelle des Motards vous aide à décrypter cette nouvelle réglementation.

Les engins concernés et les utilisateurs

Désormais, le Code de la Route définit un EDPM comme :

Un véhicule sans place assise, conçu et construit pour le déplacement d’une seule personne et dépourvu de tout aménagement destiné au transport de marchandises, équipé d’un moteur non thermique ou d’une assistance non thermique. 

La nouvelle reglementation concerne donc :

  • les trottinettes électriques
  • les hoverboards
  • les monoroues
  • les gyropodes et autres skateboard électriques

Il est interdit de circuler sur un EDPM avec un passager.

L’utilisateur d’un EDPM doit être âgé d’au moins 12 ans. L’utilisation d’un casque audio est interdite, sous peine d’une amende de 135 €.

L’assurance est obligatoire

Les EDPM sont considérés comme des véhicules terrestres à moteur, donc l’assurance « responsabilité civile véhicule terrestre à moteur » est obligatoire pour circuler. Elle couvre les dommages que vous pourriez causer à des tiers (piétons, cyclistes, autre usager d’EDPM), mais il est également important de se protéger contre les dommages que vous pourriez subir. 

Attention, les contrats « multirisque habitation » excluent les EDPM s’ils dépassent la vitesse de 6 km/h

Si vous louez votre EDPM

Dans le cas d’une location d’un EDPM, renseignez-vous au préalable auprès du loueur sur votre couverture d’assurance. En effet, ce dernier a obligation de proposer une couverture en responsabilité civile !

Si vous avez un accident sans être assuré

En cas d’accident sur la voie publique causé par un EDPM non assuré, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) intervient pour indemniser la (les) victime(s) puis se retourne contre l’utilisateur pour récupérer les sommes versées, majorées de 10 %.

Les EDPM ne doivent pas dépasser 25 km/h

Que cela soit par construction ou par bridage, la vitesse maximale d’un EDPM doit être supérieure à 6 km/h et ne pas dépasser 25 km/h. Le fait de posséder un EDPM pouvant dépasser les 25 km/h est passible d’une amende de 1 500 €, d’une immobilisation avec mise en fourrière, voire d’une confiscation.

La circulation est réglementée

  • En agglomération, il est obligatoire de circuler en EDPM sur les pistes et bandes cyclables si elles existent. Dans le cas contraire, il faut circuler sur les voies limitées à 30 ou 50 km/h, en tenant sa droite et sans rouler à plusieurs de front. Les trottoirs sont seulement accessibles à condition de tenir l’EDPM en main (donc de ne pas l’utiliser comme moyen de transport). Seul le maire peut, par arrêté, déroger à cette interdiction et autoriser le déplacement sur les trottoirs. 
  • Hors agglomération, la circulation des EDPM est limitée aux pistes cyclables et aux voies vertes. Seul le gestionnaire de voirie peut, par dérogation, autoriser la circulation des EDPM sur d’autres voies.

Ne pas respecter ces règles de circulation est sanctionné, en fonction de l’infraction, par une amende de 35 à 135 €.

L’équipement de sécurité

Pour circuler hors agglomération avec un EDPM, le conducteur doit  :

  • porter un casque conforme à la réglementation relative aux équipements de protection individuelle, correctement attaché.
  • porter soit un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation, soit un équipement rétro-réfléchissant.
  • circuler, de jour comme de nuit, avec les feux de position de son engin allumés.

L’absence de casque hors agglomération est sanctionnée par une amende de 135 €. L’absence de tout autre équipement obligatoire cité ci-dessus est punie par une amende de 35 €.

Au-delà de ces obligations, le port de gants et de vêtements couvrants est vivement recommandé, comme le rappelle Assurance Prévention ainsi que le port d’un dispositif d’éclairage complémentaire non éblouissant et non clignotant.

Pour bien choisir votre EDPM, prévoyez son équipement bientôt obligatoire

À partir du 1er juillet 2020, tous les EDPM devront être obligatoirement équipés de :

  • feux de position avant et arrière
  • dispositifs rétro-réfléchissants arrières et latéraux
  • avertisseur sonore
  • dispositif de freinage

Lors du choix, privilégiez donc un modèle d’EDPM doté de tous ces équipements. Non seulement votre sécurité sera améliorée mais l’engin ne sera pas obsolète dans six mois !

Il faut s’assurer qu’ils répondent à une certification européenne (CE) garantissant la conformité des batteries et dispositifs de charge (présence de fusibles, fonction d’arrêt automatique de la charge une fois la batterie pleine, sécurité en cas de surtension, etc.).

Évitez scrupuleusement d’acheter un des nombreux modèles équipés d’un moteur thermique, encore proposés sur de nombreux sites marchands. Ces engins sont dorénavant strictement interdits sur la voie publique et y déroger constitue une infraction passible d’une amende de 1 500 €.

Vous noterez que visiblement, le casque n’est pas obligatoire en agglomération, on ne comprend pas vraiment pourquoi, peut-être que percuter à 50 km/h n’est pas la même chose en ville qu’à la campagne?

Je ne sais pas vous, mais j’ai l’impression que les trottinettes vont ressembler furieusement à de petites mobs, mais bon, on constate que tous les engins à moteurs, même les électriques se ressemblent.

Parfois, il m’arrive de me demander si depuis le départ, c’est à dire depuis l’arrivée des trottinettes, les utilisateurs n’avaient pas eut ces comportements de « tout nous est permis », y compris d’aller bousculer les vieux sur les trottoirs, ou rouler sans casque à 80 km/h sur le périph, leur utilisation n’aurait pas été un vrai bonheur pour les villes sans les contraintes liées.

Heureusement, notre délégué à la sécurité rentière veille, toujours pour notre sécurité, à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état.

Depuis le temps qu’on le dit: le deux roues est la solution des zones urbaines, que ce soit vélo, trottinettes ou motos, chacun à son créneau d’utilisation, à nous de le respecter.


Gilet jaune, le retour!!

Cette page concerne les appels à candidatures pour accompagnements et sécurisation de groupes de motos sur des balades; des formations seront organisées.