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La FFMC, le C de colère fait peur.

Il faut reconnaître que la FFMC est connue pour ses manifs monstres dans toute la France, et cet aspect connoté « manifs syndicales » ne plaît pas à tout le monde; défendre notre liberté de rouler, ne veut pas dire s’exprimer sous forme violente et, ou anarchique, mais il est des moments où le seul moyen d’être pris en considération en France, passe par ces épreuves de « force », alors que le dialogue constructif pourrait éviter ces actions d’ampleur.

Nous comprenons que certains de nos concitoyens soient rebutés par ces actions de groupe, mais ils sont tiraillés entre leur volonté de faire partie du « troupeau », et celle de ne savoir comment exprimer certains désaccords sur des lois qu’on veut leur imposer.

Ben oui, mais on fait comment si le dialogue avec les autorités est impossible?

La FFMC a depuis longtemps compris que le terme de colère né d’un ras le bol bien présent en 1980 pour tout un tas de bonnes raisons, à commencer par la vignette, soi-disant pour nos anciens, suivi par le montant exorbitant des primes d’assurances, des passages piétons glissants, etc, etc….. que ce terme donc, engendrait une certaine méfiance pour des gens qui nous prenaient, à tors, pour des marginaux braillards se saisissant de toutes les occasions pour se rassembler entre eux dans de grandes manifs.

Beaucoup à l’époque, et maintenant encore sont gênés par ce terme que la fédé a tenté d’atténuer en substituant le C de colère en C de citoyen.

Au sein de nos troupes, essentiellement constituées de militants, ce nouveau mot ne correspondait pas à l’esprit de lutte qui nous animait, et cela a été ressenti comme une sorte de trahison.

Cela se comprend, mais il faut reconnaître que entre les motards et ceux qui sont en colère, on a au moins en commun de vouloir défendre nos libertés de rouler: intelligents et responsables, ajoutons l’individualisme bien ancré dans nos gênes, et on se retrouve dans la situation actuelle résumée en ces mots:

oui je veux rouler libre et responsable, mais je ne veux pas m’impliquer dans les actions de manifs dont je sais pertinemment qu’elles ont un réel impact même si la minorité qu’on représente ne pèse pas bien lourd face à la machine gouvernementale, alors je surveille de loin, je râle, mais au fond de moi le gêne de résilience me fait accepter tant bien que mal ce que l’on veut m’imposer, si la FFMC obtient des résultats j’applaudi néanmoins des deux mains…

Alors, est-ce que ce mot de colère met mal à l’aise parce-qu’on est profondément pacifiques où qu’on ne veut tout simplement pas faire partie de ceux dont la tête dépasse?

Pour des gens, que nous respectons, le sentiment de sécurité et probablement de citoyenneté associé à une routine quotidienne est plus fort, et les empêchent de vouloir « se démarquer » des autres.

Le militantisme implique à la base une conviction forte, pour d’autres, chacun réagissant en fonction de son caractère, estime participer à sa façon.

Le dialogue, bien que plus constructif n’ayant que rarement été privilégié avec nos gouvernants nous n’avons d’autre solution que d’exprimer par des manifestations de tous ordres notre désaccord sur des mesures très souvent prises sans concertation, nos élites estimant avoir l’intelligence et la légitimité nous mettent devant le fait accompli sachant que nous avons malgré tout, un caractère Gaulois dont ils sous-estiment systématiquement la virulence, et qui conduit à des situations pouvant devenir extrêmes.

C’est comme ça, nous devons être en colère et le rester puisqu’on nous y oblige, ça n’est pas une colère froide, violente, désordonnée, et passagère, c’est une colère sous forme de lutte, longue, tenace et même si, comme on le dit il est bien des fois ou l’on a dû ravaler notre chapeau sur tous les coups bas que nous avons reçu, notre colère s’est muée depuis tout ce temps en une vocation, vocation de vouloir préserver nos acquis et notre passion sans nous laisser corseter dans des mesures ineptes, mais toujours dans un esprit constructif.

Pour cela, la FFMC est et reste un symbole de combats passés, certes, mais surtout à venir, loin de l’étiquette d’une bande de braillards marginaux arcboutés sur une idéologie ancienne, elle s’est considérablement modernisée dans ses slogans, ses actions et son corollaire de résultats, la rejoindre ne serait qu’une juste reconnaissance de sa légitimité.

Adhérer, c’est vouloir modestement contribuer a maintenir la cohésion motarde; on adhère pas pour faire plaisir à untel ou unetelle du bureau, parce-que c’est un(e) copain(copine), on sait que les actions vont durer dans le temps, l’amitié aide beaucoup dans les combats, c’est le ciment des actions menées.

Cette lutte est usante, d’ou l’importance de renforcer et renouveler les énergies disponibles pour poursuivre nos missions.

Ajoutons à cela la fameuse solidarité motarde, qui existe toujours, malgré le « cavalier seul » de certains; à notre époque, que cette solidarité perdure alors qu’on reproche aux jeunes générations une volatilité sur les valeurs fondamentales qui nous animent, est le témoin qu’ils partagent encore ces valeurs avec nous, et c’est ça le plus important.

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