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Article de MotoStation.com

Les derniers chiffres communiqués par le Fonds de Garantie des Victimes (FGAO) montrent à quel point la situation est critique. En 2025, près de 7500 victimes d’accidents de la route ont été indemnisées par le FGAO et parmi elles, on dénombre 177 victimes décédées.

Mais le plus alarmant concerne le nombre des non assurés parmi les accidentés (victimes ou non) : un véhicule sur 20, soit 5,8%, est en défaut d’assurance. Combien de motards ont été concernés en 2025 ?

Il faut le savoir sans sombrer dans la psychose : de nombreux usagers de la route roulent sans être assuré, et parfois sans même détenir le permis de conduire, l’un allant parfois avec l’autre. Et c’est un document officiel du Fonds de Garantie des Victimes (FGAO) qui met en lumière cette problématique qui montre également une tendance de fond. Voici quelques chiffres clés pour l’année 2025 : 

  • 7500 victimes blessées indemnisées par le FGAO
  • 268 000 procès verbaux dressés pour non assurance du véhicule (en hausse de 7,6% ! source données BAAC
  • 28% des victimes des accidents le sont par des conducteurs prenant la fuite
  • En 2025, 556 usagers de deux roues à moteur ont été victimes d’un accident avec un tiers non assuré
  • 15 400 des conducteurs impliqués dans un accident sont poursuivis par le FGAO pour des montants de + de 100 000 €
  • De 750 à 3 750 € : le montant de l’amende forfaitaire pour une conduite sans assurance
  • En 2025, le FGAO a versé 132 millions d’Euros aux victimes et à leurs proches
  • 8,3% des accidents impliquant une trottinette électrique révèle le défaut d’assurance de l’utilisateur, c’est la catégorie la plus concernée après la voiture.

Le chiffre qui nous interpelle concerne évidemment les 556 victimes (blessés à titre corporel) à deux roues motorisé impliquées dans un accident de la route avec un conducteur non assuré. Pour certaines d’entre elles, le conducteur concerné a également pris la fuite. C’est un véritable fléau de nos jours, mais le Le Fonds de Garantie des Victimes intervient alors pour venir en aide aux victimes. Dans un premier temps, pour pallier au défaut d’assurance des conducteurs impliqués conduisant sans assurance et, par la suite, auprès des mêmes conducteurs pour leur imposer un remboursement des frais.

Ce que l’on constate, et c’est une tendance de fond observée depuis plusieurs années, c’est le nombre en constante évolution des conducteurs en défaut d’assurance et/ou de permis de conduire. Les raisons sont multiples : perte du permis, choix du conducteur de rouler sans assurance en raison de son coût, sans doute un manque d’information sur les risques encourus, etc.

Ce pourquoi le FGAO milite pour favoriser la communication autour de cette question. Les enjeux ne sont pas uniquement économiques, même si les primes d’assurance peuvent souffrir du nombre des accidents par des non assurés car, rappelons le, le Fonds de Garantie des Victimes est financé depuis 1951 par une cotisation de l’ensemble des usagers assurés au sein de leur contrat. Le mot de Julien Rencki, directeur général du Fonds de Garantie des Victimes : « Le FGAO a pour mission d’indemniser les victimes de conducteurs non assurés ou en fuite, et de les accompagner dans leur reconstruction. Il se retourne ensuite contre l’auteur pour obtenir le remboursement des sommes versées. En parallèle, il s’engage activement dans la lutte contre la non-assurance routière, un fléau aux conséquences humaines et sociales majeures. »

Ce genre d’information fait peur à nous les motard(e)s, nous qui sommes si soucieux(soucieuses) de notre sécurité, qui connaissons plus que quiconque le prix des pièces de nos machines, mais surtout le prix de la vie, je parle de la vie en bonne santé, pas de celle d’un(e) estropié(e) dépendant(e) d’un(e) aidant(e) pour le quotidien de la vie.

Sachant que les délits de fuites deviennent monnaie courante, y compris lors de contrôles routiers, peut-être que la technologie peut nous aider par le biais d’une caméra(Dashcam, Go-pro, etc) qui filme devant(et derrière) nous(pour les chocs arrières), car nous ne sommes jamais certain(e)s d’être en pleine capacités de nos moyens pour remplir un constat(dans le meilleur des cas), ou certain(e) d’être secouru (dans le pire des cas), et je doute que le (la) fuyard(e) vole la caméra avant de prendre la fuite, apportant ainsi la preuve du délit.

L’anticipation faisant partie de l’arsenal du (de la) motard(e), l’hypothèse est à envisager avec le plus grand sérieux, c’est trop bête de ne pas être en mesure d’apporter de preuve malgré l’aspect révoltant de cette tendance de notre société, nous sommes bien d’accord.

Nous sommes aussi d’accord que cela représente des frais supplémentaires en plus de notre équipement de sécurité, mais à y réfléchir, et comme le propose la FFMC depuis plusieurs décennies: une TVA réduite sur ces « outils » de sécurité serait la meilleure des solutions pour inciter les motard(e)s à s’équiper convenablement.

Le combat continue, et on ne lâchera rien.

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